Au fil des décisions et des initiatives, une nouvelle dynamique se dessine dans le secteur aurifère burkinabè. Les statistiques officielles du ministère des Mines indiquent une production de 57,6 tonnes en 2025, en hausse de 12 % par rapport à 2024. Mais ces chiffres méritent une lecture attentive.
Cartographie et contrôle des sites d'extraction
La production industrielle, dominée par cinq grandes mines (Essakane, Inata, Kiéré, Houndé, Sanbrado), représente environ 80 % du total déclaré. Le reste provient de l'exploitation artisanale, dont le suivi statistique reste fragmentaire.
« Les données officielles capturent une partie de la réalité, mais l'orpaillage artisanal échappe encore aux compteurs officiels. L'enjeu n'est pas seulement fiscal, il est d'abord de souveraineté nationale. »
Notre analyse croisée des registres de la Direction Générale des Mines et de la Géologie (DGMG) et des déclarations douanières met en lumière les progrès tangibles de la brigade anti-fraude.

